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Les jardins du festival Dans le parc abandonné du XIXe, Jacques Wirtz, paysagiste belge, a fait pousser un tulipier : chaque feuille du tulipier accueille un jardin contemporain. C'est facile à dire, mais pour comprendre, mieux vaut survoler le site et repérer, d'en haut, le plan du paysagiste flamand. |
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La place centrale correspond à la section du tronc et les six allées principales sont les branches du tulipier de Virginie. Les branchages ondulent au gré de la pente du terrain. Entourée d'une haie de hêtre ou de charme, chaque parcelle est une feuille stylisée, avec son pétiole, à savoir le petit chemin qui la relie aux allées. Pas évident de le voir ce tulipier, si vous n'avez ni hélicoptère ni plan du parc. Mais la déambulation au milieu des jardins suggère déjà la fluidité toute végétale du tracé, l'harmonie de l'ensemble, la respiration sereine des séquences entre les clos.
Avec ses vues imprenables sur le château et sur la Loire, son dénivellement et ses sous-bois, le parc du Festival dispose d'un site naturellement privilégié. La vision de Jacques Wirtz lui apporte l'esprit de mouvement nécessaire pour valoriser, chaque année, la création paysagère contemporaine.
Le parc du festival fait 3 hectares et les trente parcelles mesurent chacune 240 m2 environ. L'impression, parfois très forte, de surfaces plus ou moins grandes, vient surtout du travail d'aménagement réalisé à l'intérieur de chaque jardin.
Originairement les parcelles étaient toutes entourées de haies en hêtre. Chaque haie mesure 70 mètres de long, ce qui donne un total de 2 kilomètres, soit quelque 3200 arbres. Actuellement, un tiers des hêtres ont été remplacés par des charmes, surtout dans les parcelles très humides, où ils ont tendance à pourrir en raison de l'imperméabilité du sous-sol argileux. Ce phénomène a été accentué par deux festivals successifs sur le thème de l'eau. Le charme résiste mieux à l'humidité et a moins d'exigences mais, à la différence du hêtre, il perd ses feuilles l'hiver. Tous les ans pendant l'été et à la fin de l'hiver, les jardiniers taillent les haies pour les densifier. Les haies, d'une hauteur qui varie entre 1 mètre 50 et 2 mètres 50, sont taillées en vague pour accompagner les mouvements du relief.
Jacques Wirtz a crée le parc du Festival des jardins pour la toute première édition en 1992. Il a installé son tulipier de Virginie sur du gazon rustique, en gardant quelques arbres préexistant sur le site : des chênes, des charmes, des tilleuls, des frênes, des érables champêtres et des marronniers. Depuis les hêtres ont poussé, les haies se sont étoffées et le site à commencé à s'installer dans son nouveau visage de parc du Festival des jardins. À partir de 1996, l'évolution la plus significative porte sur la plantation de massifs floraux. Pour Eric Ossart, qui coordonnait à l'époque les cultures et le fleurissement, il s'agissait juste d'un accompagnement technique, dans le respect du travail de Jacques Wirtz.